Lombok, la rustique

Ma collègue m’avait prévenue… « tu vas voir, ça va te faire rappeler l’Afrique… tu vas adorer ! ». Et elle avait raison, c’est exactement le sentiment qu’on a eu en découvrant l’île de Lombok…

Les premières impressions, vues de tout en haut depuis l’avion, ont été assez surprenantes lorsqu’on a posé les yeux sur ces terres arides. On arrivait certes à la fin de la saison sèche, mais je dois avouer que je m’attendais à quelque chose de plus semblable à Bali.

Après les premières négociations inévitables avec les taxis, nous voilà partis direction la péninsule au sud-ouest de l’île. Et malgré les routes impeccables, on a peu à peu découvert des paysages, des scènes de rue, une ambiance, qui, effectivement, nous a tout de suite fait penser à l’Afrique. Les terres brunes, les grands arbres ombrageant, les petites échoppes vendant de l’essence en bouteille, les familles entières voyageant sur un seul scooter se sont succédés devant nos yeux émerveillés qui, au bout d’une petite heure, ont fini par apercevoir l’eau. La superbe côte s’est ensuite progressivement dessinée devant nous, rendant le spectacle encore plus magique.

Déposés devant un embarcadère de fortune, et après quelques tractations par téléphone interposé (personne ne parlant anglais à l’horizon et notre Bahasa n’étant pas non plus fameux), nous avons terminé notre périple par un petit trajet en bateau pour une des petites îles au large de la péninsule : Gili Gede, un petit coin tranquille et superbe, dont je n’ai presque pas envie de parler pour le garder égoïstement secret.

Nous sommes restés à Madak Belo, un charmant petit hôtel en bord de plage, superbement imaginée et montée par le très sympathique (et breton qui plus est, au plus grand bonheur de mes compagnons de vacances !) Henri,  avec uniquement deux bungalows et quelques chambres pour backpackers. Ce n’est aucunement un resort avec plage paradisiaque comme on peut se l’imaginer : le confort est sommaire (pas d’électricité sur l’île, douche salée à l’eau de mer…) mais agréable, et les plages ont la beauté et le charme de la nature sauvage. Comme beaucoup de plages dans le coin, la baignade y est peu praticable dû à l’abondance de cailloux et corail, mais cela a été compensé par une petite escapade sur l’île de Gili Layar pour snorkelling et baignade.

Nous sommes ensuite partis à la découverte du nord de l’île, à la végétation bien plus luxuriante. C’est en passant par une route en terre et à travers des petites rizières que nous sommes arrivés à notre deuxième hôtel, au bord d’une longue plage de sable noir, dominée par les montagnes du centre de Lombok. Arrivés un jour férié, nous été l’attraction de toutes les familles (particulièrement les plus petits) venus profiter de la mer pour l’occasion. On s’est ainsi retrouvé face aux phrases plus que familières, sorties tout droit des leçons d’anglais : « hello ! » « how are you ? » « what’s your name ? », suivies de petits fous rires étouffés. Très ouverts à la discussion, Dominique s’est ainsi retrouvé en grande conversation avec un pêcheur du coin, malgré la barrière de la langue.

Plutôt bien placé pour explorer le nord de l’île, nous avons pu profiter de nos quelques jours pour faire une journée de balade dans les terres et une journée en mer.

Nous avons ainsi découvert les superbes paysages du nord, entre rizières, montagnes et jungles, avec notamment une balade au pied du fameux Mont Rinjani pour finir en baignade (gelée) au pied d’une cascade.

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Côté mer, nous avons pris le bateau pour découvrir les alentours des îles Gili. Au programme, snorkelling autour des îles et repos sur Gili Meno qui, malgré sa très belle plage, ne nous a pas fait regretter de ne pas rester dormir sur l’île, notre hôtel et ses environs ayant bien plus de charme !

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Plage à Gili Air

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